D’un soubresaut, mon être divague dans une solitude perdue entre deux eaux. Le froid pénètre mes os et je cherche le chaud dans les yeux, dans tes yeux. Les vents divers repeignent le vert en blanc soyeux, le paysage et mes cheveux. Le silence persiste dans mon être tout entier et mon coeur subsiste de peine à continuer. J’ai arrêté de vivre, assis sur la rive, à regarder le niveau de l’eau monté, sans bouger. J’attendais, patiemment simplement pour faire changement, pour ne pas agir, pour ne pas m’embourber dans ces mêmes idées. J’ai arrêté simplement pour regarder, pour comprendre, pour réaliser qu’il ne se passe rien. Tout s’use, tout s’estompe, mon coeur bât à tout rompre : NON! Je ne veux pas me retrouver seul, triste, plat dans un désert sans sourire. J’ai pris les mois pour couper ce que j’avais comme lien créer bien souvent autour d’une humeur, d’un amour ou d’une histoire de cul. J’ai trop oublié ce que moi je voulais, j’ai trop souvent laissé parler la bête en moi. Comme le sable entre mes doigts, mes amours sont partis, je les ai laissés s’enfuir ou le vent les a soufflés. Maintenant mon corps ne répond plus, mon coeur non plus, je me donne du mal à rester immobile, pensant que c’est plus facile. J’étouffe doucement mes passions pour me réduire, me taire et m’endormir. Je vis, mais n’existe plus, en silence je ne pense plus, je ne bouge plus, il n’y a le temps qui passe et moi qui le regarde. Je brûle les moindres parcelles de ma vie devant l’écran. J’en suis triste aujourd’hui, enfin, maintenant, où conscient je confirme mon état atteint de stoïcisme intense. Immobilisé par la frayeur de vivre, de changer cette routine qui s’est installée, je me suis permis d’imaginer qu’il n’était quand même pas trop tard, car il n’est jamais trop tard. J’ai l’impression d’être statue et de voir simplement ce qui tournoie autour de moi, en silence. Il est pourtant temps de briser ce plâtre, ce marbre, ce verre dont je suis fait. Première étape, écrire…
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